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Réflexion sur l’inspiration

juillet 15, 2011 Laisser un commentaire

A la manière d’un commentaire linéaire, voici ma réflexion sur « l’inspiration » suite à ma lecture d’un article provenant de ce blog. Je m’appuierai sur des citations de dernier pour ponctuer mon billet et qui seront là pour enrichir ma réflexion. Qu’est ce que l’inspiration aujourd’hui ?

 Inspiration collective ? Ou pas ?

« Ce qui caractérise en partie Internet, c’est le fait que chacun peut puiser dans ce que créent, partagent et diffusent les autres une nouvelle inspiration »

Avant même Internet et les nouvelles technologies, l’inspiration se trouvait dans le savoir. Ce dernier était détenu dans les livres. La littérature jouait un rôle essentiel dans le processus d’inspiration bien des centenaires avant l’apparition d’internet. L’inspiration dans la littérature se manifeste de diverses façons. Il suffit de se pencher sur une époque X pour s’apercevoir des références communes qu’entretiennent les récits. On appelle ce phénomène « intertextualité ». Aujourd’hui, Internet ne reprend que des principes basés sur des problématiques littéraires soient « l’inspiration » ou « le syndrome de la page blanche »…

 Une inspiration collective ?

« Et si c’était avant tout ça, en fin de compte, Internet ? Le lieu de l’inspiration collective. Avant de parler de crowdsourcing ou de co-création, on peut déjà affirmer que les nouvelles technologies facilitent grandement le partage de connaissances, et la co-inspiration. »

Aujourd’hui, il est indéniable que le web facilite le transit de l’information, mais est-il réellement le lieu de l’inspiration collective ?

Qui dit « inspiration collective » dit, création commune donc, droits d’auteurs partagés…L’individu et son savoir personnel n’existe donc plus si on parle d’inspiration collective. Chaque individus développent une culture qui leur est propre dans un domaine de référence. Ils vont ensuite mettre cette dernière, par vantardise à la contribution de la collectivité qui va s’en inspirer pour enrichir une éventuelle production individuelle.  il s’agit là, d’une « réflexion collective » car au final, sur un même sujet, des opinions biaisées peuvent subsister vu que les personnalités, les savoirs, les cerveaux restent indépendant…Une « inspiration  collective » pourrait exister dans le but de créer un manifeste, un ensemble de règle etc.

Concernant les réseaux sociaux, ce que je vois, c’est que toutes ces entreprises (comprendre tentatives) d’« inspiration collective » ne sont que des individualismes cherchant à obtenir l’exclusivité d’une création antérieure… Si Internet est le lieu de l’inspiration collective, le concept n’est pas encore au point. Il suffit de voir le nombre d’incohérences qui y transite. Très souvent les sources ne sont pas fiables et les avis divergeant. Par exemple dans le social media, il y a ceux qui ne jurent que par le R.O.I et les autres qui prétendent que le R.O.I n’est pas une finalité. Qui a raison ? Qui a tort ? La question n’est pas vraiment là, chacun est libre d’avoir sa vision des choses. Au final, de nombreux outils sortent régulièrement pour mesurer l’« impact social » qu’on a sur Internet, mais, en biaisant ces informations, les résultats se contredisent très souvent avec un ratio de  4/5.

Internet entretien donc le débat, l’expression « intelligence collective » pourrait être remplacée par « expression collective » ou « réflexion collective » ainsi la notion de partage « intellectuel » en collectivité serait exacte.

L’illusion du renouveau…

 « Mais de chercher dans tous ces contenus partagés les ingrédients pour créer de nouveau, réinventer. »

En ce basant sur le phénomène d’intertextualité dans la littérature, on se rend compte que les références partagées se manifestent dans nos créations sous forme de clin d’œil. Créer du neuf signifierait s’abolir de l’existant et partir de zéro pour monter quelque chose de totalement inédit. Ce qui est impossible ! « Revisiter » ou « enrichir » seraient des termes exactes (aujourd’hui, on pourrait également dire « appauvrir » mais c’est un autre débat)…Dans le marketing en général, cette recherche de référence porte le nom de « veille concurrentielle » ou « benchmarking » si je ne m’abuse. Autant dire, comment plagier sans plagier ?

Le marketing est hypocrite à ce niveau car prétend créer de la nouveauté en reprenant « les best practice » des concurrents pour se les approprier. Ce qu’on peut toutefois remarquer, c’est que le marketing repousse sans arrêt ses limites. C’est un esprit de compétition incessant qui force une marque, une entreprise, à aller toujours plus loin…  Dans la littérature, quand l’oeuvre est réinventée, c’est-à-dire possédant une histoire sensiblement différente de l’originale, on appelle ce phénomène réécriture et non « renouveau » car  les deux œuvres même si elles sont différentes partagent une base commune de référence… C’est un statut assumé contrairement au marketing qui revendique une paternité !

La véritable question qui se pose aujourd’hui n’est pas la quête d’une « inspiration réciproque » (elle existe déjà depuis la nuit des temps), mais plutôt celle de l’originalité. Comment aller au-delà de ce qui existe pour créer quelque chose d’original et innovant ? (Au sein d’une entreprise) Sans pour autant se copier et se croire original…Encore faut-il que l’originalité apporte une valeur ajoutée (comprendre là, un gain financier)…

Ma conclusion :

L’avènement des réseaux sociaux place les internautes au cœur de tout. Ce n’est pas une mauvaise chose en soit sauf que ces derniers finissent par prendre la grosse tête. On parle souvent d’ « influenceur » ou de « leader d’opinions » pour faire référence à des bloggueurs ou des twittos « populaires ». Qu’ont-ils de plus que les autres ? Ils travaillent dans un domaine spécialisé (dans ce cas présent, le social media). Ils ont une certaine expérience ou une expérience certaine qu’ils mettent à contribution en se présentant comme étant des « experts». Ces soit disant « leader d’opinion » ont une forte audience, une notoriété assumée et pourtant cette « inspiration collective » entraînent nombres d’échecs, ou fausses réussites.

En littérature, les auteurs influents ont toujours réussi à apporter un changement venant enrichir, la langue, le roman, la poésie, l’art…et ce fut toujours le fruit d’une intelligence individuelle au service d’une collectivité.
Concernant Internet nous devrions considérer les différents individualismes contribuant à la collectivité et non parler de masse directement.