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Réflexion sur le social media

juillet 16, 2011 Laisser un commentaire

Suite à la lecture du blog debaillon, j’ai beaucoup réfléchis à cette définition de l’aspect social dans les réseaux sociaux. Et en m’appuyant sur des citations de l’article en question, j’ai développé ma réflexion à la manière d’un commentaire linéaire. Voici le fruit de cette dernière :

 Définition: Le contrat social

« En écrivant «Du contrat social» en 1762, Jean-Jacques Rousseau, après John Locke, a théorisé et popularisé le sens de «social» comme se rapportant à une société humaine en tant que structure organisé (et bénéficiant à l’individu). En ce sens, toutes nos interactions sont sociales. Le travail est social par nature, en ce qu’il implique des interactions actives à l’intérieur d’un système organisé. »

Si une société humaine est une structure organisée répondant aux intérêts des individus qui la compose, pourquoi parle-t-on de réseaux sociaux sur internet quand il s’agit des canaux de discussion des marques ou entreprises ?

En effet, dans ce sens, cette société virtuelle que l’on nomme aussi communauté, est peut-être structurée, mais elle ne répond aucunement à l’intérêt de l’individu. Elle va chercher à le manipuler, créer du désir afin de le provoquer à consommer. L’intérêt de telles communautés n’est que financier. Il ne faut pas se leurrer ! Donc compte tenu, de cet aspect et si on s’en réfère à cette définition, la terminologie de « réseaux sociaux » est erronée. N’est ce pas ?!

« Est-ce vraiment pertinent ? Le «social» est au cœur de nos organisations (…) Il s’agit de la manière dont nous gérons les compétences, la hiérarchie, les pratiques et la collaboration. Il s’agit de la manière dont nous conduisons les affaires et générons du profit. La nécessité d’affronter le changement rendu nécessaire par une économie hyper connectée, par les nouveaux besoins et attentes, tant des clients que des employés, ne peut être occultée indéfiniment, et le «social» tenu pendant longtemps à l’écart du monde du travail. »

Les nouveaux besoins, sont des besoins artificielles fabriqués de toutes pièces par les marques afin qu’elles donnent l’illusion du bénéfice au consommateur. Il ne faut pas être dupe sinon on ne parlerait pas ouvertement dans la stratégie web 2.0 de U.G.C… Il n’est pas question ici, des cinémas, mais d’un principe disant que l’Utilisateur Génère le Contenu. En gros, la réflexion collective, soit la société virtuelle aussi connue sous le nom de « communauté » travaillerait uniquement pour servir la marque. Où se trouve l’intérêt de l’individu dans cette société ? Si on parlait uniquement de communauté avec une terminologie de « réseaux communautaires » ou « média communautaire », l’intérêt de l’individu n’entrerait pas en compte vu qu’il est question d’une communauté.

Une communauté, c’est le fait de rassembler des personnes partageant un même point de vue, passions, trait de caractère

Une subtile différence qui creuse l’écart ! Tout de suite, le « social media » se démystifie et les faux experts tombent de haut avec leurs théories.

 Une nouvelle société virtuelle?

« Il est sans doute temps de considérer les «médias sociaux» (où devrions-nous dire les «canaux sociaux») sous un angle réellement «social»: un environnement disruptif dans lequel le savoir circule librement, et jette les bases d’un nouveau «contrat social» économique et politique. »

Le nouveau contrat social ? Asservir l’individu au détriment de la marque ? Ce que l’on appelle « réseaux sociaux » sont des canaux où le savoir transite, mais on ne peut bâtir une société rien qu’avec une simple volonté. En revanche une communauté, c’est différent. Au sein d’une communauté chaque individu est libre d’y trouver son intérêt et de s’en éloigner si l’envie lui prend.

Conclusion :

Le fait de créer des interactions entre individus, n’est pas recréer une société ou un lien social. C’est agir par mimétisme de la société existante afin de créer une communauté rassemblant des personnes intéressées par une même thématique.

Je pense très sincèrement que la terminologie « social » dans « réseaux et médias sociaux » est à prendre dans un sens autre que celui du contrat social de Rousseau.

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Réflexion sur l’inspiration

juillet 15, 2011 Laisser un commentaire

A la manière d’un commentaire linéaire, voici ma réflexion sur « l’inspiration » suite à ma lecture d’un article provenant de ce blog. Je m’appuierai sur des citations de dernier pour ponctuer mon billet et qui seront là pour enrichir ma réflexion. Qu’est ce que l’inspiration aujourd’hui ?

 Inspiration collective ? Ou pas ?

« Ce qui caractérise en partie Internet, c’est le fait que chacun peut puiser dans ce que créent, partagent et diffusent les autres une nouvelle inspiration »

Avant même Internet et les nouvelles technologies, l’inspiration se trouvait dans le savoir. Ce dernier était détenu dans les livres. La littérature jouait un rôle essentiel dans le processus d’inspiration bien des centenaires avant l’apparition d’internet. L’inspiration dans la littérature se manifeste de diverses façons. Il suffit de se pencher sur une époque X pour s’apercevoir des références communes qu’entretiennent les récits. On appelle ce phénomène « intertextualité ». Aujourd’hui, Internet ne reprend que des principes basés sur des problématiques littéraires soient « l’inspiration » ou « le syndrome de la page blanche »…

 Une inspiration collective ?

« Et si c’était avant tout ça, en fin de compte, Internet ? Le lieu de l’inspiration collective. Avant de parler de crowdsourcing ou de co-création, on peut déjà affirmer que les nouvelles technologies facilitent grandement le partage de connaissances, et la co-inspiration. »

Aujourd’hui, il est indéniable que le web facilite le transit de l’information, mais est-il réellement le lieu de l’inspiration collective ?

Qui dit « inspiration collective » dit, création commune donc, droits d’auteurs partagés…L’individu et son savoir personnel n’existe donc plus si on parle d’inspiration collective. Chaque individus développent une culture qui leur est propre dans un domaine de référence. Ils vont ensuite mettre cette dernière, par vantardise à la contribution de la collectivité qui va s’en inspirer pour enrichir une éventuelle production individuelle.  il s’agit là, d’une « réflexion collective » car au final, sur un même sujet, des opinions biaisées peuvent subsister vu que les personnalités, les savoirs, les cerveaux restent indépendant…Une « inspiration  collective » pourrait exister dans le but de créer un manifeste, un ensemble de règle etc.

Concernant les réseaux sociaux, ce que je vois, c’est que toutes ces entreprises (comprendre tentatives) d’« inspiration collective » ne sont que des individualismes cherchant à obtenir l’exclusivité d’une création antérieure… Si Internet est le lieu de l’inspiration collective, le concept n’est pas encore au point. Il suffit de voir le nombre d’incohérences qui y transite. Très souvent les sources ne sont pas fiables et les avis divergeant. Par exemple dans le social media, il y a ceux qui ne jurent que par le R.O.I et les autres qui prétendent que le R.O.I n’est pas une finalité. Qui a raison ? Qui a tort ? La question n’est pas vraiment là, chacun est libre d’avoir sa vision des choses. Au final, de nombreux outils sortent régulièrement pour mesurer l’« impact social » qu’on a sur Internet, mais, en biaisant ces informations, les résultats se contredisent très souvent avec un ratio de  4/5.

Internet entretien donc le débat, l’expression « intelligence collective » pourrait être remplacée par « expression collective » ou « réflexion collective » ainsi la notion de partage « intellectuel » en collectivité serait exacte.

L’illusion du renouveau…

 « Mais de chercher dans tous ces contenus partagés les ingrédients pour créer de nouveau, réinventer. »

En ce basant sur le phénomène d’intertextualité dans la littérature, on se rend compte que les références partagées se manifestent dans nos créations sous forme de clin d’œil. Créer du neuf signifierait s’abolir de l’existant et partir de zéro pour monter quelque chose de totalement inédit. Ce qui est impossible ! « Revisiter » ou « enrichir » seraient des termes exactes (aujourd’hui, on pourrait également dire « appauvrir » mais c’est un autre débat)…Dans le marketing en général, cette recherche de référence porte le nom de « veille concurrentielle » ou « benchmarking » si je ne m’abuse. Autant dire, comment plagier sans plagier ?

Le marketing est hypocrite à ce niveau car prétend créer de la nouveauté en reprenant « les best practice » des concurrents pour se les approprier. Ce qu’on peut toutefois remarquer, c’est que le marketing repousse sans arrêt ses limites. C’est un esprit de compétition incessant qui force une marque, une entreprise, à aller toujours plus loin…  Dans la littérature, quand l’oeuvre est réinventée, c’est-à-dire possédant une histoire sensiblement différente de l’originale, on appelle ce phénomène réécriture et non « renouveau » car  les deux œuvres même si elles sont différentes partagent une base commune de référence… C’est un statut assumé contrairement au marketing qui revendique une paternité !

La véritable question qui se pose aujourd’hui n’est pas la quête d’une « inspiration réciproque » (elle existe déjà depuis la nuit des temps), mais plutôt celle de l’originalité. Comment aller au-delà de ce qui existe pour créer quelque chose d’original et innovant ? (Au sein d’une entreprise) Sans pour autant se copier et se croire original…Encore faut-il que l’originalité apporte une valeur ajoutée (comprendre là, un gain financier)…

Ma conclusion :

L’avènement des réseaux sociaux place les internautes au cœur de tout. Ce n’est pas une mauvaise chose en soit sauf que ces derniers finissent par prendre la grosse tête. On parle souvent d’ « influenceur » ou de « leader d’opinions » pour faire référence à des bloggueurs ou des twittos « populaires ». Qu’ont-ils de plus que les autres ? Ils travaillent dans un domaine spécialisé (dans ce cas présent, le social media). Ils ont une certaine expérience ou une expérience certaine qu’ils mettent à contribution en se présentant comme étant des « experts». Ces soit disant « leader d’opinion » ont une forte audience, une notoriété assumée et pourtant cette « inspiration collective » entraînent nombres d’échecs, ou fausses réussites.

En littérature, les auteurs influents ont toujours réussi à apporter un changement venant enrichir, la langue, le roman, la poésie, l’art…et ce fut toujours le fruit d’une intelligence individuelle au service d’une collectivité.
Concernant Internet nous devrions considérer les différents individualismes contribuant à la collectivité et non parler de masse directement.